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 évangélisation dans les quartiers

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JésusChristestSeigneur
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MessageSujet: évangélisation dans les quartiers   Sam 1 Mar - 20:03

Salut en Christ Seigneur !


Un beau témoignage d'un frère en Christ Rédempteur ! Je souligne les passages qui m'ont touché, bonne lecture et que le Saint-Esprit nous conduise à une vie consacrée à 100 % au Christ Jésus notre Seigneur pour la plus grande Gloire du Père !



29/02/2008 16:40

Cyril Tisserand : «En cité, le Carême est compris par les musulmans»




Pendant cinq semaines, "La Croix" publie des entretiens consacrés au Carême. Aujourd'hui, Cyril Tisserand, éducateur en cité, membre de la communauté de l’Emmanuel et fondateur du Rocher à Bondy et à Toulon, témoigne de la façon de vivre le Carême dans un milieu où l'islam est très présent

La Croix : Qu’est-ce que le Carême, pour vous ?

Cyril Tisserand :

Pour moi, c’est avant tout quarante jours pour me rapprocher de Dieu. Quarante jours pour passer une étape et mieux connaître Jésus. Quarante jours pour découvrir Qui Il est réellement pour moi et pour les autres.

Concrètement, comment cela se traduit-il dans votre vie quotidienne ?


À vrai dire, me priver de manger n’est pas forcément, pour moi, la meilleure façon de progresser vers Dieu ! Je me concentre sur un autre type d’« effort ».

Cette année, par exemple, j’essaie d’être plus attentif à la Parole de Dieu. Au-delà de la Messe que nous avons tous les matins, j’essaie de prendre aussi un vrai temps pour vraiment réfléchir à cette Parole qui, pendant quarante jours, va nous amener vers la Résurrection. Ici, à Toulon, le diocèse a justement lancé des Années de la Parole, avec notamment des fiches de lecture pour les textes du jour : j’essaie de jouer le jeu, car je pense que c’est à travers la Parole que je peux mieux comprendre qui est le Christ.

Pour moi, le Carême passe par ce temps pris en plus, souvent le soir, pour reprendre et méditer la Parole de Dieu.

Comment cette Parole trouve-t-elle un écho dans votre vie ?


Le temps du Carême m’invite à une réflexion sur la conversion et me permet de voir ce que je peux convertir dans ma vie. Quand on regarde les textes de la Liturgie quotidienne, il y a eu par exemple deux jours de suite où l’Évangile parlait du service. Cela doit nous interpeller : comment se mettre au service ? Comment devenir « l’esclave de l’autre » (Mt 20, 27), comme le dit l’Évangile dans une phrase très forte ? Tout cela doit nous bousculer autant dans notre vie fraternelle en équipe que dans le quartier.

Le Carême vous permet donc de vous rapprocher des autres ?


Il ne faut pas oublier que, dans les cités, il y a beaucoup de pauvres. On parle beaucoup des jeunes, de la délinquance, mais on oublie le quart-monde : tous les gens isolés, seuls, dépressifs. Il y en a plein les tours ! Dans ces populations très fragilisées, on compte nombre de Français de souche.

Or, beaucoup d’entre eux, malades, ne viennent plus à la Messe. Pendant le Carême, beaucoup nous redemandent une présence, ceux qui sont malades nous appellent pour recevoir l’Eucharistie. Il y a à avoir une attention particulière aux pauvres.

D’une certaine manière, le Carême nous ramène à la façon dont Jésus s’est fait homme. Le Christ est venu pour les autres. Le Carême doit donc nous rendre attentifs à cela. Il faut bien avoir à l’esprit que, pour beaucoup de chrétiens ici, Pâques ne sera pas une fête familiale mais une fête de solitude.

Du coup, nous allons organiser une grande fête, car ce doit être le moment le plus joyeux de notre foi. Ce sera une vraie fête, que nous annonçons dans tout le quartier et toutes les cages d’escaliers. Quand les musulmans du quartier vivent le Ramadan, ils le savent tous et se soutiennent. Il y a une vraie solidarité. Pour nous, la question est la même : quelle solidarité vivons-nous pendant ce Carême ?

Vous venez de rapprocher Ramadan et Carême : celui-ci se vit-il différemment en cité, milieu où l’islam est très présent ?


Quand j’ai commencé à travailler en banlieue, les jeunes se moquaient un peu : « Pour vous les chrétiens, c’est quoi le Carême ? Les œufs de Pâques ? » Même chose à Noël : pour les jeunes musulmans, c’est la fête où les chrétiens vont faire leurs courses à Carrefour ! Rien que là, on peut être témoin. Puisqu’on parle beaucoup du Ramadan – et ils nous en parlent beaucoup ! –, nous aussi on doit pouvoir expliquer ce qu’est le Carême.

Souvent, d’ailleurs, ce sont eux qui nous interrogent : « Mais, finalement, ce n’est pas très dur, votre Carême ! Alors que nous, le Ramadan, c’est dur, surtout l’été quand il fait chaud. » Du coup, cela me donne une occasion de réfléchir à ce qu’est vraiment le Carême pour moi. Et, finalement, de décider de faire un « vrai » Carême : je dois leur expliquer en effet que le but n’est pas de me priver, mais d’essayer de mieux connaître Jésus, de faire un pas supplémentaire dans ma vie spirituelle.

Du coup, je vais choisir un effort qui va vraiment me permettre de faire ce pas, qui va réellement m’aider. Ce qui est intéressant, c’est que cela leur pose vraiment question et qu’ils se rendent compte, pour leur part, qu’ils vivent le Ramadan de façon culturelle. Et, à leur tour, ils s’interrogent sur une façon de le vivre de manière plus spirituelle.

Est-il facile d’aborder les questions spirituelles avec les jeunes ?


Je suis très touché par le fait que la cité est un des rares lieux où Dieu n’est pas tabou. Dieu est présent en cité. On peut en parler librement. Dans le quotidien, on entend facilement « Inch’Allah », et ce n’est pas qu’une expression ! Une fois, pendant le Ramadan, en jouant au baby-foot avec des jeunes, on a commencé à discuter et ils nous ont interrogés sur notre façon de prier. On a récité le Notre Père. C’est vraiment parti du quotidien. Ailleurs, les gens se brident sur ce sujet. Pas en cité.

Est-ce, pour vous, une façon d’évangéliser ?


Oui, mais sans prosélytisme. Le Rocher est une association d’éducation où nous essayons d’être le plus professionnel possible. Simplement, nous ne nous interdisons pas de parler des questions religieuses : mais ce n’est jamais nous qui déclenchons le sujet.

Il n’y a ni stratégie, ni tactique pour faire passer notre message : nous essayons seulement de rester disponibles aux questions des jeunes. Ainsi, pendant les camps de vacances, où nous avons une population mixte – car il y a beaucoup de chrétiens en cité, notamment chez les Africains.

Mais cela ne nous empêche pas de continuer à vivre notre foi : les animateurs ne vont pas arrêter de dire le bénédicité ou d’aller à la
Messe
. Seulement, on va s’organiser pour qu’une partie d’entre eux puisse garder les jeunes qui n’y vont pas.

Plus généralement, l’occasion d’évangéliser nous est donnée par la Liturgie, notamment celle qui est entrée dans les mœurs de la société. En France, beaucoup de jours fériés sont dictés par les fêtes religieuses : autant d’occasions, de questions qui nous sont renvoyées. Pâques, avec quarante jours de préparation et la Semaine sainte, est une excellente occasion.

Ainsi, pour le Triduum pascal, on ferme Le Rocher et on explique pourquoi aux parents : on leur dit que c’est la fête la plus importante pour nous et combien ces jours comptent pour nous. Ce n’est pas du tout une stratégie : c’est la vérité, et ils le comprennent.

Ils le comprennent ?


Oui. C’est un temps qui est compris car, d’une certaine façon, eux aussi vivent un « carême » avec le Ramadan. Cela nous rapproche et les
touche, car les musulmans respectent beaucoup le croyant. Comme Dieu est présent et pas tabou, ils comprennent que ce n’est pas un temps négatif, mais constructif avec Dieu.

Cela les interpelle. Ils nous disent « Ah bon ? Je savais pas du tout que les chrétiens faisaient cela ! » Et cela nous donne une occasion d’expliquer. Car il y a une forte ignorance de notre foi.

À quoi est-elle due ?


D’abord au fait que les chrétiens sont partis. Le monde ouvrier et les pieds-noirs, premiers habitants des cités, y ont été remplacés par le monde de l’immigration et du chômage. Autrefois, l’Église était très présente en banlieue, avec l’Action catholique qui était bien implantée.

Mais c’était une Église qui allait avec ce monde et était volontairement peu visible ; elle a fini par partir, elle aussi. Du moment qu’il n’y a plus de jeunes chrétiens, il n’y a plus d’occasions d’échanges avec eux !

Il faut reconnaître aussi qu’il y a eu tout un travail athée et communiste. Ainsi, on a tout un groupe de filles et de garçons d’une douzaine d’années qui n’ont jamais été baptisés. Et ils se demandent pourquoi les musulmans assument leur islam, tandis qu’eux-mêmes n’assument pas leur christianisme.

Leurs parents n’ont pas été catéchisés, eux non plus, et ils ne sont pas en mesure de discuter de leur foi avec les musulmans. Alors, les musulmans ne connaissent rien du monde chrétien, sinon par des clichés. Pour eux, il y a confusion entre société française et christianisme. Du coup, les dérives de notre société, c’est le christianisme ! D’une certaine manière, ils rencontrent des Français, mais pas de chrétiens.

Arrivez-vous à témoigner ?


D’une certaine façon, on vulgarise la foi chrétienne. Car, quand même, la Résurrection est un sacré mystère à expliquer ! Vis-à-vis du monde
musulman, j’emploie assez peu l’expression « Jésus est le Fils de Dieu » : je dis plus facilement que Jésus est Dieu.

C’est beaucoup plus compréhensible pour les musulmans : Dieu nous aime tellement, Il est tellement proche de nous qu’Il a accepté de devenir homme ; Jésus, c’est Dieu qui nous fait le cadeau d’être comme nous.

Et quand on l’explique comme cela, le musulman – ou l’athée – peut mieux le comprendre.
Recueilli par Nicolas SENEZE, à Toulon


BON ET SAINT CAREME DANS L'UNITE DU SAINT-ESPRIT ! ! !






_________________
" Mais Dieu est riche en miséricorde : de quel amour ne nous a-t-Il pas aimés ! Nous étions morts de nos péchés, et Il nous a fait revivre avec le Christ : Il vous a sauvés par pure bonté ! " (Ep 2, 4-5)
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Le Baptiste
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MessageSujet: Re: évangélisation dans les quartiers   Jeu 20 Mar - 12:14

Gloire au Christ Seigneur.

Comme disait le Pape Jean Paul II,n'ayons pas peur!!En effet ,j'ai pu constater pour avoir parlé du Christ avec des personnes dans la rue, que tous ne sont pas réticents à écouter le Parole de Dieu.Beaucoup ont le coeur ouvert et cherchent en vain la Vérité qui les rendra libre.
Mais je pense que nous devons d'abord annoncer à ceux qui sont auprès de nous et c'est parfois pas facile.Le meilleur des témoignages se sont d'abord nos actes car on ne peut affirmer des croyances et vivre en contresens complet!Croyez moi, nos frères non-croyants ont l'oeil pour discerner si telle ou telle personne vit selon ses principes ou non.Alors ANNONCONS LE REGNE DU CHRIST SEIGNEUR!!!!

Que Dieu nous garde dans Sa Paix et Sa Vérité.
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