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 Mt 16, 17-19 et la primauté du successeur de saint Pierre

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JésusChristestSeigneur
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MessageSujet: Mt 16, 17-19 et la primauté du successeur de saint Pierre   Lun 7 Avr - 18:21

Saint Pierre la Pierre



Une des clés découverte dans les Écritures qui a conduit à ma conversion à la foi catholique était la réalisation que saint Pierre est la « pierre » dont Jésus parle dans Matthieu 16, 17 – 19. Je peux encore me souvenir quand, par un après-midi d’août 1991, j’étais en train de lire un ouvrage catholique commentant le passage et mes yeux sont tombés sur une particularité structural du texte qui me demandait de réviser mes vues là-dessus. Jusqu’à ce point, je me suis toujours dit que les catholiques faisaient fausse route en supposant que saint Pierre était la pierre sur laquelle le Christ Seigneur voulait bâtir Son Église. Je considérais que cette pierre était la révélation de l’identité de notre Seigneur Jésus Christ comme Messie. Dans ce passage, je pensais que la « petite pierre » ( petros ) contrastait avec la « grosse pierre » ( petra ) de notre Seigneur Jésus Christ.


Ce que je ne savais pas à ce moment-là était l’argumentation linguistique faite par quelques protestants en regard de l’utilisation du texte grec sur lesquels les termes « petros » et « petra » étaient basés. Il y a déjà eu une distinction entre la signification de ces termes dans la poésie primitive grecque mais cette distinction n’existait plus au temps de Jésus. Au Ier siècle, lorsque le saint Evangile de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu a été composé, les deux termes étaient devenus synonymes ( cf le traité de D. A. Carson dans le passage de son ouvrage Commentaire des exégètes de la Bible, publié par Zondervan ).


Je n’ai pas porté assez d’attention au fait que Jésus et Pierre ne parlaient pas le grec dans le langage quotidien, mais l’araméen ( le grec était la langue commerciale au Ier siècle en Palestine ; l’araméen était la langue quotidienne ). Derrière le texte grec de Matthieu 16, 17 – 19, il y avait une conversation en araméen, et dans cette conversation, il n’y avait pas de distinction entre les termes représentés par « petros » et « petra ». Dans les deux cas, un seul mot, « kepha » ( duquel nous obtenons « Képhas » ), avait été utilisé. De façon herméneutique ( « science de la critique et de l’interprétation des textes bibliques » ), on devrait lire la traduction d’un texte en harmonie avec la langue qui en est sous-entendue parce que la traduction est un moyen simple pour comprendre ce qui était dit à l’origine. Par conséquent, la phrase de Jésus en araméen, « Tu es « kepha » et sur cette « kepha », Je construirai mon Église » devrait être décisive pour notre interprétation.


En 1991, j’en connaissais assez pour savoir que l’interprétation de la pierre comme la révélation de l’identité de Jésus n’était pas entièrement sûre. C’était une déduction générale basée sur des termes pris dans un passage, et non une déduction spécifique basée sur la structure et la grammaire du passage. À ce moment-là, mes yeux ont relu le texte, j’ai noté tout-à-coup une particularité structurale du passage qui fit pencher la balance en faveur de Pierre étant la pierre. Instantanément, j’ai su que je devais effectuer une réévaluation théologique majeure.


Pour quelques temps, j’ai eu à reconnaître que si Pierre était la pierre, alors il devait être l’apôtre chef et ainsi, lorsque notre Seigneur Jésus Christ fut retourné aux Cieux, le chef terrestre de l’Église. Cela faisait de lui, en essence, un pape. Si les catholiques pouvaient avoir raison à propos de Pierre qui était un pape, ils devaient avoir raison pour d’autres choses, sur TOUT. Et alors je devais effectuer une réinvestigation complète. Lorsque je l’ai faite, j’ai dû admettre que l’Église catholique avait raison et je suis devenu un catholique.


Après le premier éclair de compréhension dans Matthieu 16, 17 – 19, je l’ai étudié plus en profondeur et j’ai noté plusieurs particularités structurales du passage qui réclamaient que Pierre était la pierre. Fondamentalement, le discours de notre Seigneur Jésus Christ à saint Pierre consiste en trois phrases. La première de ces trois phrases est une bénédiction évidente sur Pierre. Jésus dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas ! ». La troisième est aussi une bénédiction : « Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux ». Mais si la première et la troisième phrases sont des bénédictions, alors la phrase du milieu « Et moi Je te dis, tu es Pierre », prise dans son contexte immédiat, devrait être aussi une bénédiction. Ainsi notre Seigneur Jésus Christ ne met pas en contraste et ne diminue pas saint Pierre comme étant une petite et insignifiante pierre dans la 2e phrase. Comme la phrase qui la précède et qui la suit, c’est une bénédiction qui l’édifie.


J’ai noté que la structure des trois phrases réclamait que saint Pierre soit la pierre. Chaque phrase se divise en deux parties : premièrement, une déclaration fondamentale et ensuite, une explication plus longue qui dévoile le sens de la déclaration ( Les explications comportent aussi deux parties, une affirmation suivie d’un contraste, mais ne nous arrêtons pas sur cela parce que cela n’affecte pas le fait que Pierre est la pierre ). La première phrase de notre Seigneur Jésus Christ, « Tu es heureux, Pierre fils de Jonas ! » est expliquée par « cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang mais de mon Père qui est dans les cieux ». Ceci est une raison pour laquelle saint Pierre est béni. La troisième phrase, « Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux » est expliquée par la remarque de notre Seigneur Jésus Christ sur ce qui lie et sur ce qui délie. Le pouvoir de lier et de délier est une partie de ce que veut dire d’avoir les clés du Royaume. C’est le cas, à la deuxième phrase « Et Moi Je te dis, tu es Pierre » est expliquée par « et sur cette pierre, Je bâtirai mon Église ».


Il n’y a pas deux façons de le dire. Saint Pierre est la pierre.


Source :
Peter the Rock et Vivre pour la Vérité

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totocapt
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MessageSujet: Re: Mt 16, 17-19 et la primauté du successeur de saint Pierre   Lun 7 Avr - 23:11

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